L’endurance, la clé de la performance en football?

L’endurance, la clé de la performance en football?

L’endurance est d’une grande importance dans la performance physique en football.

C’est indéniable.

Mais est-ce le paramètre le plus important ?

C’est ce que je vais t’expliquer dans les lignes qui suivent.

Mais avant ça, un retour en arrière dans l’histoire de la préparation physique s’impose.

La préparation physique s’est installée dans le football en prenant ses bases dans l’athlétisme.

Ce n’est pas pour rien que l’on parle encore de “préparation athlétique”.

Les méthodes de l’époque étaient grandement orientées vers l’endurance.

D’une première part, car on partait du postulat qu’un footballeur court beaucoup pendant un match.

Ce qui est vrai.

Et ce qui était déjà mesurable à l’époque.

Et d’autre part, car les facteurs physiques les plus faciles à mesurer étaient aussi ceux liés à l’endurance.

Beaucoup de tests existaient déjà et ils avaient l’avantage d’être facilement applicables sur le terrain.

Comme par exemple le test Cooper ou le test navette qui ne nécessite qu’un chronomètre et une bande sonore pour ce dernier.

Et comme on le dit si bien :

“On ne peut améliorer que ce que l’on peut mesurer.”

Il était donc logique d’orienter ses efforts vers ce que l’on pouvait calculer avec précision et en mesurer les progrès.

Mais depuis les sciences du sport ont évolué.

Les tests physiques n’ont cessé d’être améliorés, grâce à la recherche et surtout grâce aux innovations technologiques.

Contrairement à hier, aujourd’hui n’importe qui a dans sa poche un accéléromètre, un GPS ou encore une caméra avec slow motion intégrée, …

Et tout ça réuni en un seul appareil. Le smartphone.

Ce qu’on ne pouvait pas mettre en évidence hier l’est aujourd’hui.

On peut donc maintenant mesurer la performance sous de nouveaux angles.

Ce qui a permis de mieux comprendre l’importance de la vitesse en football, et d’être capable de travailler sur cet élément avec une précision qui n’était pas envisageable auparavant.

Le problème, c’est que certaines traditions se sont ancrées dans l’entraînement du footballeur.

Les habitudes et la culture de l’entraînement en football font que beaucoup s’entraînent encore comme on le faisait il y a des dizaines d’années.

De nos jours, on sait que la vitesse est le facteur déterminant de la performance en football.

Évidemment, un certain niveau de performance est nécessaire en endurance.

Mais une fois ce niveau minimum atteint, il n’y a aucune raison d’aller chercher encore plus loin dans le développement de cette qualité.

À moins de vouloir passer du football au marathon…

En revanche, là ou chaque amélioration va te permettre de prendre le dessus sur ton adversaire, c’est bien dans le secteur de la vitesse.

Courir vite te fait gagner des duels.

Courir vite t’évite de courir derrière ton adversaire pour te replacer parce qu’il a été le premier sur le ballon.

Courir vite te permet de déséquilibrer l’adversaire et d’accéder au but.

En résumé, courir vite te fait gagner des matchs.

Alors si en ce moment-même tes entraînements sont orientés en grande partie vers l’amélioration de ton endurance, il est peut-être temps de te poser les bonnes questions :

Est-ce que cela est pertinent ?

Est-ce que ton niveau d’endurance n’est-il pas déjà suffisant ?

Est-ce qu’il ne serait pas préférable de focaliser tes entraînements sur une qualité qui te permettrait de transformer réellement tes performances en match ?

Enfin, tu peux me faire part en commentaire, en un mot, de ton objectif d’entraînement prioritaire à l’heure actuelle.

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